Guadeloupe
17/03/2010
Par Rfo.fr (avec AFP)
RUGBY. Bastareaud : "Je pense avoir grandi"
Mathieu Bastareaud, le centre du XV de France, est à nouveau titulaire pour le match face à l’Angleterre. Très bon depuis le début du tournoi, il est prêt à relever ce gros défi.
Mathieu Bastareaud a profité de ce tournoi des Six Nations pour se refaire une santé physique et morale - FRANCK FIFE ©AFP
Vous retrouvez une place de titulaire contre l’Angleterre...
Mathieu Bastareaud : "Il fallait faire un peu tourner ! Je réintègre le quinze, c’est bien pour moi. Je me remets toujours en question. David (Marty) a fait un match fantastique contre l’Italie, c’était normal qu’il postule pour une place de titulaire au centre. C’est la concurrence, ici comme en club."
Un France-Angleterre avec le Grand Chelem à la clé se prépare-t-il comme un match comme un autre ?
M. B. : "Forcément, on y pense, c’est une source de motivation en plus. Mais ça ne va pas être facile. On les connaît, les Anglais, j’en ai trois en club (Haskell, Palmer et Phillips, NDLR). On s’attend à une grosse partie. Ils ne sont pas si différents de nous. Ils sont un peu plus bosseurs, plus stricts, plus carrés mais ce sont des bons mecs. C’est un plaisir de les avoir en club et c’est un honneur de les rencontrer en match."
La France et l’Angleterre, c’est une rivalité ancestrale...
M. B. : "Ca s’est un peu calmé, c’était plus dans les années 1990 où c’était vraiment chaud. Maintenant, les mentalités ont évolué, on en a dans nos clubs, on a des Français qui jouent là-bas et ça se passe très bien. Bon, c’est une des plus grosses nations de l’hémisphère Nord donc il y a une rivalité, mais pas d’animosité particulière."
Quel souvenir conservez-vous de la défaite (10-34) à Twickenham l’an passé ?
M. B. : "On a pris une claque, une sacré claque car on sortait d’un bon match contre le pays de Galles. Tout allait bien, on vivait bien ensemble, c’était décontracté... et on a pris quarante points. En plus à Twickenham, avec une ambiance de folie, l’impression bizarre que rien ne pouvait marcher, que tout leur souriait sur le terrain. Ca a été difficile. C’était un sacré coup d’arrêt dans notre progression. Ce match-là a laissé des traces. C’est clair qu’on peut s’en servir comme source de motivation pour samedi."
Etes-vous à l’abri d’une telle contre-performance aujourd’hui ?
M. B. : "Non, je pense qu’on a très bien compris ce qui s’était passé l’année dernière. Personne n’a envie de revivre ça. Le groupe a grandi."
Les Anglais promettent un rude combat...
M. B. : "On n’est pas là pour se faire des câlins sur le terrain ! C’est un France-Angleterre, on joue pour le Tournoi, eux sont pas mal critiqués. S’ils peuvent nous empêcher de faire le Grand Chelem, ils ne s’en priveront pas. On va préparer ce match sérieusement. On s’attend à un gros défi physique. Il faut jouer notre jeu. Bien sûr que eux vont nous prendre sur le combat mais on a largement les moyens de répondre."
Vous sentez-vous plus fort que l’an passé ?
M. B. : "Je pense avoir grandi. Que ce soit dans le jeu, mentalement, physiquement, je me sens mieux, je pense que ça se voit sur le terrain."
Comment se passent vos travaux d’intérêt général, que vous devez accomplir pour solder l’"affaire" de Wellington ?
M. B. : "Ca se passe bien. Je vais dans les écoles de rugby, en fonction de l’activité qu’on me propose. Je vais dans les écoles parler de mon parcours. Si je peux donner des conseils, j’en donne. Ca se passe très bien. J’ai eu la chance de « coacher » des jeunes pendant une après-midi. C’est quelque chose qui m’a plu. Pourquoi ne pas penser à passer un diplôme ? Ca pourrait être intéressant."
