Guadeloupe
25/11/2009
Par Rfo.fr (avec AFP)
SOCIAL. La grève du LKP peu suivie
Environ 400 personnes ont répondu à l’appel du LKP. Les organisations patronales proches du collectif se sont désolidarisées du mouvement.
En vidéo
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Le LKP lance deux jours de grève générale
Contrairement aux mouvements sociaux du début de l'année, le mouvement de grève du LKP a peu mobilisé. -
Chantal Duflo, vice présidente de l'UCEG
La vice-présidente de L'UCEG (Union des chefs d'entrerpises guadeloupéens) remet en cause la grève organisée par le LKP.
Elie Domota (à droite), porte parole du LKP © RFO Guadeloupe
La grève semblait peu suivie. La préfecture a fait état d’une mobilisation "très limitée", n’entraînant "pas de perturbation".
Les barrages qui bloquaient les accès de quatre stations-service de la banlieue de Pointe-à-Pitre ont été dégagés par les forces de l’ordre, qui sont également intervenues à Petit-Bourg sur un barrage interdisant l’accès à un parc de camions de transport de carburants, a souligné la préfecture.
En début de matinée, des gendarmes mobiles étaient positionnés devant trois stations-service, ouvertes, de la route reliant Pointe-à-Pitre à Baie-Mahault.
La centrale syndicale indépendantiste UGTG, principale composante du LKP - à l’origine de la grève générale de 44 jours début 2009-, est très largement majoritaire chez les pompistes.
Perturbations dans les cantines scolaires
Selon la préfecture, les barricades érigées devant les accès du Club Méditerranée (Sainte-Anne, est de l’île) et le Centre hospitalier de Basse-Terre ont été dégagées, sans incident, par les forces de l’ordre. Dans l’Education nationale, le taux de participation à la grève enregistré mardi oscillait, selon le rectorat, entre 19% pour écoles et lycées et 24% dans les collèges.
A Pointe-à-Pitre, magasins et boutiques étaient ouverts comme à l’accoutumée, tout comme les centres commerciaux situés en proche banlieue. A Pointe-à-Pitre et dans plusieurs autres communes de l’île, les cantines scolaires n’ont pas fonctionné et les parents ont été contraints de récupérer leurs enfants à la sortie des écoles.
Désolidarisation des entreprises signataires de l’accord Bino
Les organisations patronales proches du LKP et signataires de l’accord Bino, se sont désolidarisés du mouvement lancé par le collectif .
Dans une déclaration rendue publique mardi, ces organisations patronales généralement qualifiées de minoritaires rappellent au LKP que, "au moment où nous avons signé l’accord Bino, nous avons considéré qu’une bonne partie de vos revendications était juste".
"Aujourd’hui, vous lancez un mouvement social qui ne tient pas compte de la réalité de la situation économique de nos entreprises", ajoutent-elles en précisant que "ce mouvement est de nature à accélérer leur disparition".
